Allez, maintenant que c'est l'heure, cesse de te cacher
Je t'en supplie ma puce, reviens moi, j'ai besoin de toi
Sors de ton nid que je t'attrape dans mes bras.
J'ai joué, joué sans cesse durant des jours
Croyant t'entendre m'appeler, je continuais de fouiller, toujours
Et j'ai compté, compté une vingtaine de milliers d'étoiles étincelantes
Non sans que mes paumes retiennent de mes yeux les larmes brûlantes.
Tu sais, je pense qu'il n'est plus drôle du tout, ce jeu-là
Les astres n'auraient pas du t'emporter si loin de moi
Car il m'est impossible de te repérer si tu t'évades dans les cieux
Puisqu'un bleu trop épais m'empêche encore d'approcher d'eux.
J'ai du fermer les paupières trop longtemps
Car ne comprenant pas le danger du jeu d'un enfant
Je t'ai laissé bâtir tes propres grandes ailes noires
Tout en croyant que tu construirais seule ton souffle d'espoir.
Oui, je désirais croire notre amour bien plus fort
Que ce qui aurais pu te rapprocher de la mort
J'ai eu tort, mais je ne savais pas que ce jeu fait de sourires
Allait aisément nous faire de plus en plus souffrir.
Donc comme tu le souhaitais mon ange, nous allons briller
Je me retire de cette vie qui m'a autrefois tant donné
Et si aujourd'hui rendre ton âme était ton seul destin
Alors attends la mienne, car je te rejoins.
C'est donc avec ton père, là haut, que je te récupérerai
Au final, quelque part je crois que j'aurai gagné
Et même si par mes absences, nos vies s'achèvent ainsi
Je me dois de veiller sur toi, car mon bébé, tu as grandi.